Cette loi introduit le délit de violence psychologique et celle-ci deviendra ainsi punissable au pénal, elle proscrit la médiation dans les situations de violence conjugale. C'est une avancée certaine en matière de violence conjugale.
Malheureusement, elle ne retient pas la formation des professionnels intervenant sur la famille (magistrats, psy, policiers, gendarmes etc.).
Or, il est une forme de violence psychologique très fréquente, très insidieuse et très destructrice, la manipulation destructrice (MD) qui fait des ravages dans les familles et embouteille les tribunaux (JAF, juge des enfants, procureurs etc.). Faute d'être formés à la débusquer, les magistrats et autres professionnels précédemment cités, prennent fait et cause pour le parent manipulateur...
En effet, le manipulateur destructeur est charmant à l'extérieur, se fait passer pour une victime devant les professionnels cité ci-dessus, et cache soigneusement son despotisme et son machiavélisme dans le huis clos familial, bien à l'abri des témoins potentiels. Ainsi, il échappe à toute détection et la justice se retourne au contraire contre le parent victime. La conséquence en est désastreuse: les décisions de justice sont prises dans le sens souhaité par le parent manipulateur et ce sont les enfants qui se retrouvent pieds et poings liés entre les mains de leur agresseur.
Or, les manipulateurs ont un profil psychotique, à la foi pervers narcissiques, mais aussi paranoïaques et, psychopathes, faisant d'eux des personnages conscients de leurs actes, mais surtout trop chaotiques dans leur construction pour pouvoir élever des enfants, ne sachant que poursuivre leur oeuvre destructrice sur eux, après avoir détruit le conjoint victime...
Ainsi, la Justice accède à leur demande, sans savoir qu'elle met les enfants en pâture et qu'elle va justement à l'encontre du principe de "l'intérêt supérieur de l'enfant"...
Si les professionnels concernés ne sont pas sensibilisés à ce processus de manipulation destructrice, ils continueront à passer à côté de la véritable victime et continueront à donner la garde au parent agresseur, et ce, malgré une belle loi toute nouvelle qui ne modifiera les choses, semble-t-il qu'au pénal... Or, dans les procédures de divorce, le souci du parent victime n'est pas en priorité de porter plainte contre son agresseur, mais de sauver sa peau et surtout celle de ses enfants. Laisser ces derniers au parent agresseur, grâce à l'abus exercé par ce dernier sur le JAF, mettra la nouvelle loi en échec.
D'autre part, les magistrats, faute de connaître la manipulation destructrice, se trouvent ennuyés sur la définition même de la violence psychologique. A partir de quand et sur quoi, peut-on décider qu'il y a violence psychologique?
La manipulation destructrice réunit à elle seule, toutes les formes de violences psychologiques décrites séparément jusque là par les associations de violences faites aux femmes. Dès lors, cette MD permet de définir précisément ce qu'est la violence psychologique, celle qui détruit jour après jour, et non pas, celle que tout couple peut traverser de façon ponctuelle.
C'est essentiellement cette forme là qui amène à l'anéantissement de toute une famille et c'est cette forme là qu'on rencontre le plus souvent sur le terrain...
C'est donc cette forme là qu'il faut traiter et pour laquelle, par sa connaissance, on peut aussi devenir préventif à large échelle, tant au niveau des futures victimes de MD, mais aussi au niveau du devenir des enfants confrontés à un parent MD.
Quelle est votre opinion sur ce sujet sensible?
