D - Violence psychologique

prime fluo editions

La violence conjugale psychologique: très insidieuse, de loin plus meurtrière et fréquente que la violence physique. En êtes-vous victime sans le savoir? Comment se prémunir contre elle?

prime fluo editions header image 3

D - Violence psychologique

Etes-vous victime de violence conjugale? Subissez-vous de la violence psychologique sans même le savoir?

Les informations de cette page sont tirées des travaux du Docteur Geneviève Pagnard **, psychiatre, diplômée de criminologie et agressologie, auteur de “Crimes impunis ou Néonta; histoire d’un amour manipulé” - 2004 - Prime Fluo Editions -

Selon le Docteur Geneviève Pagnard,  la violence psychologique est une forme de violence conjugale et familiale, plus fréquente et plus destructrice que la violence physique.

Mais de plus, le Docteur Pagnard met en évidence pour la première fois,  le mécanisme de la forme de violence psychologique la plus fréquente dans le monde qu’est la manipulation destructrice, et nous apporte des clés fondamentales dans la compréhension de cette violence et de bien des aspects cachés de nos sociétés.

Vous retrouvez-vous dans ce que décrit Stéphanie?

Stéphanie:
“Quand j’ai rencontré mon futur compagnon, il était charmant (et charmeur), droit, un peu rebelle, fier de son travail, et avait envie de fonder une famille avec moi.

Un an après, la grossesse s’annonce et nous emménageons ensemble… loin de mon lieu de travail mais tout proche du sien. Là, commence l’enfer…

Lui si érudit, si fort, si attentionné, si drôle, si attentif à sa santé… il crie, il insulte, il pleure, il promet, il supplie, il menace.
Je suis face à quelqu’un que je ne reconnais pas et je porte son enfant.

Il a fait peu à peu le vide autour de moi : ma famille qu’il insulte, mes amis qu’il ne supporte pas, allant jusqu’à me demander d’abandonner mon futur enfant etc.

Je suis prise dans une spirale dont je ne peux sortir : j’attends un enfant de lui, cette première paternité est-elle si difficile pour lui ?
Je mens à ma famille, à mon entourage. Comment avouer ce qu’est devenue ma vie ? Je vis dans l’angoisse permanente de ses crises, de ses hurlements, de ses menaces de suicide.


Au quotidien, ce ne sont que brimades, insultes, harcèlement. Il est odieux envers moi dont il trouve la vie inutile, m’empêche l’accès aux toilettes (il trouve ça très drôle), me réveille plusieurs fois par nuit, fait du bruit en permanence, m’oblige à vivre dans le noir… je suis épuisée, vidée, sans forces.”

Je ne suis plus capable de me rendre compte que ce que je vis n’est pas « normal »… Je suis prise au piège.

Quand je veux fuir, il pleure et me fait croire que moi seule lui ai apporté de l’amour, que sans moi, il meurt, que nous avons une famille qu’il faut préserver. Je ne suis pas masochiste, je n’aime pas les coups. Je ne veux pas être responsable du suicide du père de mon enfant. Je reste avec lui…

Tous ces “petits détails” que j’avais mis, à l’époque sur le compte de l’humour mal placé : blagues humiliantes et dégradantes, humour (plus que) noir …

Pourtant, il continue à travailler et il est, semble-t-il, un bon professionnel, apprécié de ses supérieurs.

Je tente de trouver du réconfort auprès de sa famille : j’apprends qu’il va beaucoup mieux depuis qu’il me connaît, qu’il se stabilise, qu’il a beaucoup changé, qu’il m’aime, que mon départ le détruirait… et qu’il faut que je fasse preuve de patience.

Puis viennent les menaces de mort. La violence redouble et devient quotidienne. J’ai très peur de ce qu’il pourrait faire à notre enfant s’il me tue…

Il n’hésite pas à perturber, faire pleurer (en criant ou en faisant claquer les portes), réveiller, molester (par poussette interposée par exemple) ou apeurer notre enfant, pour me faire accepter sa vision des choses, me forcer à vivre avec lui selon ses critères.

Je n’étais plus qu’un objet, une esclave à la solde de cette personne.”

Ce témoignage a-t-il un écho en vous?

***

***

Le Docteur Pagnard explique que selon les Canadiens, 30% des femmes environ, reconnaissent être victimes de violence psychologique, mais ces statistiques sont nettement sous-évaluées parce qu’elles ne prennent pas en compte les hommes subissant ce type de violence par leur épouse, ou, l’ayant subi par leur mère, ni les enfants qui subissent cette violence par un parent maltraitant. De plus, elles sont d’autant plus sous-estimées que les victimes se terrent souvent par honte, par culpabilité, par peur des représailles, ou parce qu’elles n’ont tout simplement pas conscience du processus dans lequel elles sont engluées.

Le Docteur Pagnard observe que la violence psychologique comprend aussi bien celle d’un alcoolique en phase d’ébriété qui peut tout à fait retrouver un état normal entre deux phases d’alcoolisation, ou bien, celle d’un dépressif ou d’un maniaco-dépressif etc.

Mais, toutes ces formes de violence psychologique reste ponctuelles, dans le sens où elles ne constituent pas une forme systématisée de violence, même si la violence peut se répéter dans le temps. Aujourd’hui, on parle de différentes formes de violences psychologiques, telles que violence morale, violence verbale, violence financière, violence sexuelle etc.

Or, le Docteur Pagnard décrit  une forme de violence psychologique particulière, très fréquente, très insidieuse et très destructrice, constituée par un processus systématique, stéréotypé qui va en s’intensifiant avec le temps et qui regroupe toutes les formes de violence psychologique décrites séparément jusque là. Il s’agit de la manipulation destructrice, processus redoutable et particulier à plus d’un titre.

C’est un processus de destruction très fréquent et pourtant très méconnu, par les victimes elles-mêmes et leur entourage, et surtout, par les magistrats, les médiateurs, les psy et experts psy, les policiers et tous les professionnels intervenant de façon plus générale sur la sphère familiale. Ceux-ci se sentent démunis devant ces dossiers devenant inextricables et, devant le visage lisse, “au-dessus de tout soupçon” de ces parents manipulateurs destructeurs. Ils pensent avoir affaire à “un simple conflit conjugal ordinaire entraînant un conflit de loyauté chez les enfants”.

Cette méconnaissance est liée à son caractère très insidieux, cette forme de maltraitance étant bien cachée dans le huis clos familial. L’agresseur se fait passer pour la victime, inversant la vérité et la justice se retourne alors fréquemment contre la vraie victime qui devient le parent “toxique” aux yeux de tous les professionnels judiciaires, rajoutant à la violence du conjoint, une violence institutionnelle hautement préjudiciable à la victime, mais aussi et surtout aux enfants…

Les enfants subissent tous les stades de ce processus, y compris les effets des décisions de justice prises après la séparation qui remet très fréquemment les enfants aux mains de leurs agresseurs. Les enfants vont ainsi continuer à subir cette violence tout au long du droit de garde ou de visite et d’hébergement, avec la bénédiction involontaire de la Justice...

Ils sont utilisés comme “monnaie d’échange” par les manipulateurs destructeurs pour obtenir des avantages financiers, notamment la baisse de la pension alimentaire (contribution à l’entretien des enfants), et, comme levier pour continuer à détruire le parent victime. Ils sont pris en otage, embrigadés contre le parent victime, devenant “le bras armé vengeur” des manipulateurs contre ce dernier, perdant le seul point de repère structurant pour eux: le parent victime… Et c’est le parent manipulateur qui va couramment accuser le parent victime de pratiquer “l’aliénation parentale”…

Or, les manipulateurs destructeurs ont un profil psychiatrique appartenant au registre de la psychose (registre comprenant la paranoïa, la schizophrénie etc.). La situation familiale conflictuelle n’est donc pas un “simple conflit de couple ordinaire”, mais une situation de maltraitance familiale dans laquelle le parent victime et les enfants sont détruits et le seront plus encore du fait des décisions inappropriées fréquemment prises par la Justice, faute de connaissance…

Ce profil des MD se retrouve également chez un certain nombre de meurtriers, notamment dans certaines affaires retentissantes et permettra, par sa connaissance, de répondre à la question de la récidive.

© Prime Fluo Editions

***

**Le Docteur Pagnard est titulaire d’un Doctorat de Médecine depuis 1984 et a reçu les plus hautes félicitations du jury pour sa thèse de Médecine sur la pollution par les insecticides et les agents bactério-virologiques, thèse primée en 1985, par l’Académie de Médecine et le Ministère de l’Environnement, thème aujourd’hui fortement d’actualité.

Elle est diplômée en Psychiatrie de l’Université de Créteil en 1988, le Docteur G. Reichert-Pagnard est également titulaire du diplôme de Criminologie et Agressologie de l’Université Paris XIII, depuis 1997, et est consultante expert en affaires criminelles.

Elle est:

- Coauteur de « Psychothérapie des Victimes » chez Dunod – 1998
- Coauteur de « Douleur et Hypnose » chez Imago – 2003
- Auteur de « Crimes impunis ou Néonta: histoire d’un amour manipulé » chez Prime Fluo Editions – 2004
- Auteur d’un livre sur la manipulation destructrice , - en cours d’édition -

Le Docteur Pagnard est présidente de l’ANAVIMF (Association Néonta d’Aide aux Victimes de Manipulation Familiale) et,
vice-Présidente de l’AVIP (association d’Aide aux Victimes de Violences psychologiques et de harcèlement moral dans la vie privée et professionnelle).

Elle intervient régulièrement dans les médias et les travaux de différentes institutions, aux niveaux national et européen.

Interventions dans les Médias:

- Sur FR3- Journal du 19-20 heures: nouvelle loi sur la protection des victimes de “harcèlement psychologique”.

- Dans Le Parisien - “Le harcèlement dans le couple bientôt puni” - Article de Mme Alexandra Echkenazi - 22/06/2010 -

- Sur LCP: “Ça vous regarde” - “Les femmes en premières lignes”.- 24/02/10
http://www.lcpan.fr/emission/79472/video

- Sur France 5: “L’oeil et la main”- “L’inceste” - 15/03/2010

-Dans Psycho-enfants: “Violence conjugale: le poids des mots” - 15/06/09

- Sur M6 TV : collaboration à la préparation de l’émission « 66 Minutes » sur les «Femmes battues : voyage au bout de l’enfer conjugal » - 14 janvier 2009.
- Sur FR3 TV : tournage en cours d’un film sur des destins de femmes maltraitées, y compris les victimes de manipulation destructrice.
- Sur FR2 TV : experte invitée de l’émission «Toute une histoire » (J.L.Delarue) sur « les hommes victimes de femmes violentes » - 12 juin 2008.
- Sur Radio Judaïca, Bruxelles: spécial « Violence psychologique dans la famille » - 22 novembre 2007.
- Sur Radio BEL RTL, Bruxelles: émission «Vivre ensemble » en direct sur le même thème – 21 novembre 2007.
- Sur Radio France-Culture: émission «Sur les docks » consacrée à « la Violence psychologique dans le huis-clos familial » - 6 juin 2007.
- Sur Radio Vivre-FM (93.9) : émission «Santé mentale en question: la manipulation destructrice dans le couple et la famille” et émission « VIVRE-FM, c’est vous : “la violence conjugale » – 8 juin, 1 octobre, 2 octobre, 8 octobre et 9 octobre 2005.
- Sur Radio France-Internationale (RFI) : émission « Diagonale du Psy » sur « la violence psychologique dans le couple » - octobre 2004,
- Sur M6 TV: émission Ça me révolte » - 2003.-
- Sur TF1 TV : émission «Sans Aucun Doute » de Julien Courbet sur « la violence conjugale psychologique » - 2001.
- Sur La 5 TV : , émission «Magazine de la Santé » sur le même thème – 2001.
- Sur LCI : édition «Spécial Attentats » - 11 septembre 2001,
- Sur FR3 TV : émission “Droit de Suite” lors de l’attentat du RER – 1996.
- Sur FR2 TV : émission “Attentats: les blessures invisibles” - 1994.

Interventions dans le cadre institutionnel:

- Participation aux travaux du Sénat - auditions et propositions  à la Commission des Lois sur la violence psychologique et à la Commission des Affaires sociales.

- Participation aux travaux de l’Assemblée Nationale - audition et propositions à la Commission des Lois – sur la violence psychologique dans le couple et la famille.

-  Colloque le 11 juin 2010 à Strasbourg, dans le cadre de l’Association des Parlementaires européens sur “Les violences psychologiques au sein de la famille - Une nouvelle loi: pourquoi faire? Comment faire?“- Intervention sur “ces faits divers, ces procédures civiles ou pénales, en correctionnelles comme aux assises où certaines clés fondamentales font défaut pour comprendre les véritables enjeux sous-jacents”.

- Conférence le 4 décembre 2009 à l’Université de Veliko Turnovo – Bulgarie - sur « World Women Issues » en association avec la Fondation de la Comtesse Esther de Pommery et la Foundation Bulgaria InternationalThe destructive manipulator’s behavior, the consequences on the victim parents and children, children’s abduction (La Haye Convention), and murderous cases.

- Colloque à Bordeaux le 30 novembre 2009 sur « Les violences au sein du couple – Grande cause nationale 2010 » Délégation régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité. Intervention sur la manipulation destructrice, processus, profil des manipulateurs destructeurs, écueil rencontrés dans les procédures et propositions faites à la Commission des Lois sur la violence conjugale.

- Conférence à Antibes le 22 octobre 2009 sur « La violence psychologique dans le huis clos familial : de l’impuissance à sa reconnaissance ». Parenthèse – Direction politique de la Ville- Sophia Antipolis. Intervention sur la violence psychologique : processus, profil des manipulateurs destructeurs, enlèvements d’enfants, affaires criminelles, problèmes rencontrés dans les procédures de séparation. »

- Colloque au Sénat du 27 juin 2009 sur la violence psychologique dans la famille et sur l’inceste.

- Conférence à Nantes – 24 février 2009 - “Violence psychologique familial - Syndrome d’aliénation parental - Enlèvement d’enfants”.

- Colloque “Violences faites aux femmes: une réalité” -Paris - Mairie du XV - 11 mars 2009 - Avec la participation de :Philippe GOUJON, Maire du XVème, Jean-François LAMOUR, ancien Ministre des sports et de la vie associative, Marie-Caroline DOUCERE, Cabinet de Valérie LETARD, Secrétaire d’etat chargée de la solidarité.

- Conférence débat, Paris - Mairie du XV: Commémoration du 60ème anniversaire de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 – 17 décembre 2008 - Intervention sur « les Droits de l’Homme et des Enfants, bafoués dans la Société française ».

- Colloque sur la Médiation Internationale, Conseil de l’Europe, Strasbourg - 26 et 27 juin 2008– Intervention sur la « la Violence psychologique et les enlèvements d’enfants».

- Conférence de Bordeaux, en collaboration avec la Préfecture de la Région aquitaine et la Délégation régionale aux Droits des Femmes et à l’Egalité – 22 mai 2008 – Intervention sur les « Femmes et Enfants victimes de violences en Aquitaine et en Europe ».

- Colloque Européen au Sénat - 25 janvier 2008 – Intervention sur « le Harcèlement moral dans l’entreprise et la famille. »

- Conférence du Dr Reichert-Pagnard à Bruxelles, Cercle Ben Gourion – 22 novembre 2007 - sur « la Violence psychologique dans la famille ».

***

***

Si vous pensez être victime de violence psychologique, les questions suivantes vous permettront de vous en assurer.
Si la séparation, voire le divorce vous semble être la seule solution qui vous reste, si vous avez répondu oui à certaines des questions de la page précédente, et surtout, si vous vous retrouvez dans le témoignage de Stéphanie

- que vous vous sentez malheureux(se) dans votre couple,
- que vous sentez que quelque chose ne va pas,

- que votre conjoint(e) se montre constamment insatisfait(e),
- que votre conjoint(e) se fait sans cesse plaindre pour tout, et ramène tout le temps la couverture à soi, se montrant d’un égoïsme forcené,
- qu’il(elle) vous reproche tout et n’importe quoi,
- que vous êtes assailli(e) de réflexions dévalorisantes, humiliantes, en permanence sur tout et n’importe quoi,
- pire encore, que vous êtes insulté(e), voire frappé(e),

Si vous constatez :

- que vous êtes déstabilisé(e), que vous perdez totalement confiance en vous et que vous vous sentez de plus en plus bas que terre (une “sous-merde”),
- que vous vous sentez laid(e) lorsque vous êtes en présence de votre conjoint(e),
- que vous êtes comme prisonnier(ère) de quelque chose,

- que vous êtes de plus en plus isolé(e)

Alors, vous êtes probablement victime de violence psychologique.

***

***

“Crimes impunis ou Néonta: histoire d’un amour manipulé” - Docteur Pagnard -

http://primefluo-editions.com/commande

***

Si vous souhaitez nous joindre, vous pouvez le faire grâce à l’adresse suivante:

primefluoeditions@gmail.com

***