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Violence conjugale de type psychologique: toutes les clés de la manipulation destructrice dans le couple et la famille

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A - Problèmes de couple et Violence conjugale

  • Les problèmes de couple sont choses courantes dans notre Société, le divorce également.
  • Comment distinguer de simples problèmes de couple, susceptibles d’amélioration, de quelque chose qui s’apparente à de la Violence conjugale, notamment la violence psychologique?
  • Aujourd’hui, on parle de “pervers narcissique, manipulateur pervers, harcèlement psychologique, harcèlement moral, viol, inceste, manipulation mentale, emprise, manipulation destructrice, escroquerie financière, violence financière, violence verbale, violence sexuelle, violence physique”, qui peuvent constituer autant de crimes impunis, qu’on retrouve dans certaines affaires criminelles retentissantes.
  • Autant de mots qui se retrouvent dans la maltraitance familiale.

    Comment s’y retrouver dans tout ce brouillard? Sont-ce autant de violence, ou bien sont-ce des expressions des mêmes violences?


    Stéphanie:


    “J’ai trouvé par hasard un article sur la “manipulation destructrice” … Cela a été très douloureux pour moi, car j’ai l’impression d’être l’auteur de ces lignes. Je comprends aujourd’hui beaucoup de choses… et crains de ne jamais sortir de cette situation. Je n’arrête pas de pleurer parce qu’en lisant les articles et les témoignages, j’ai reconnu “mon histoire” et en même temps, un soulagement parce que personne ne m’a jamais crue.

    Quand j’ai rencontré mon futur compagnon, il était charmant (et charmeur), droit, un peu rebelle, fier de son travail,  et avait envie de fonder une famille avec moi.

    Un an après, la grossesse s’annonce et nous emménageons ensemble… loin de mon lieu de travail mais tout proche du sien.

     

    Là, commence l’enfer…

    Lui si érudit, si fort, si attentionné, si drôle, si attentif à sa santé…  il crie, il insulte, il pleure, il promet, il supplie, il menace.

    Je suis face à quelqu’un que je ne reconnais pas et je porte son enfant.

    Il a fait peu à peu le vide autour de moi : ma famille qu’il insulte, mes amis qu’il ne supporte pas, allant jusqu’à me demander d’abandonner mon futur enfant etc.

     

    Je suis prise dans une spirale dont je ne peux sortir : j’attends un enfant de lui, cette première paternité est-elle si difficile pour lui ?

    Je mens à ma famille, à mon entourage. Comment avouer ce qu’est devenue ma vie ? Je vis dans l’angoisse permanente de ses crises, de ses hurlements, de ses menaces de suicide.

    Au quotidien, ce ne sont que brimades, insultes, harcèlement. Il est odieux envers moi dont il trouve la vie inutile, m’empêche l’accès aux toilettes (il trouve ça très drôle), me réveille plusieurs fois par nuit, fait du bruit en permanence, m’oblige à vivre dans le noir… je suis épuisée, vidée, sans forces.

     

    Je ne suis plus capable de me rendre compte que ce que je vis n’est pas « normal »… Je suis prise au piège.

     

    Quand je veux fuir, il pleure et me fait croire que moi seule lui ai apporté de l’amour, que sans moi, il meurt, que nous avons une famille qu’il faut préserver. Je ne suis pas masochiste, je n’aime pas les coups. Je ne veux pas être responsable du suicide du père de mon enfant. Je reste avec lui…

    Tous ces “petits détails” que j’avais mis, à l’époque sur le compte de l’humour mal placé : blagues humiliantes et dégradantes, humour (plus que) noir …

     

    Pourtant, il continue à travailler et il est, semble-t-il, un bon professionnel, apprécié de ses supérieurs.

     

    Je tente de trouver du réconfort auprès de sa famille : j’apprends qu’il va beaucoup mieux depuis qu’il me connaît, qu’il se stabilise, qu’il a beaucoup changé, qu’il m’aime, que mon départ le détruirait… et qu’il faut que je fasse preuve de patience.

     

    Puis viennent les menaces de mort. La violence redouble et devient quotidienne. J’ai très peur de ce qu’il pourrait faire à notre enfant  s’il me tue… 

    Il  n’hésite pas à perturber, faire pleurer (en criant ou en faisant claquer les portes), réveiller, molester (par poussette interposée par exemple) ou apeurer notre enfant, pour me faire accepter sa vision des choses, me forcer à vivre avec lui selon ses critères.

    Je n’étais plus qu’un objet, une esclave à la solde de cette personne.

    J’ai vu, le regard haineux, menaçant et meurtrier de mon mari… regard qui changeait du tout au tout dans la minute. Je ne l’oublierai sans doute jamais, il me glace encore,  et cela contribue à entretenir la peur que j’ai de lui et le sentiment qu’il est capable de tout.

      

    Mon ex-mari s’est fait passé pour la victime, il joue mon rôle et tout le monde le croit. Je n’arrive pas à prouver que c’est moi la véritable victime et que cet homme a de sérieux problèmes psychologiques. 

    Le psychologue responsable de notre dossier, me dit que Monsieur est un pervers narcissique : il le dit, mais n’a pas le droit de l’écrire dans son rapport pour le Juge !

     Il se croit au dessus des lois… qu’il appelle des “clowneries” !

     

    Quelque part, il a raison puisque la justice lui donne raison à chaque fois!

     

    J’ai constaté qu’il a un rapport à la mort particulier, comme s’il voulait savoir « comment ça fait », comme si elle le fascinait… voilà pourquoi j’éprouve une telle frayeur s’il devait, un jour, se retrouver seul avec notre enfant.

    Ces personnes fantasment (d’après ce que j’ai lu sur le sujet) la mort de leur enfant…Elles mettent volontairement les autres en danger… c’est bien ce qu’il faisait avec notre enfant durant notre vie commune, en le laissant seul dans le bain ou sur la table à langer, en laissant traîner systématiquement ses somnifères décapsulés – retrouvés par terre par notre enfant, en ne l’attachant pas dans le siège auto, en laissant les queues de casseroles dépasser de la cuisinière « quand il l’aura pris sur la gueule, il recommencera pas ».

    Je me sens terriblement seule dans mon malheur.

    J’ai peur de perdre la garde de mon enfant parce qu’il demande la garde exclusive ainsi que l’autorité parentale exclusive.

    Il m’a dépossédée de tout, je suis hébergée sans ressources chez mes parents, à leur grand désarroi.

    J’ai peur de cet homme parce qu’il me tient avec mon enfant.”

     Ce témoignage vous évoque quelque chose? Les pages suivantes vous permettront d’y voir plus clair.

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    En terme de violence conjugale, on dénonce en France que :

      °6 femmes décèdent de violence conjugale chaque mois.
      °1 intervention de police sur 2 est liée à de la violence conjugale.
      °10% des femmes (1 femme sur 10) avouent être victime du comportement violent de leur conjoint, selon les chiffres officiels annoncés en France. ° Selon les études canadiennes, 25 à 30% des femmes, reconnaissent, être victimes de violence psychologique: elle ne laisse pas de traces visibles et n’est ainsi pas détectée.

    Etes-vous concerné(e)s?

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    Les pages suivantes de ce site vous permettront de faire le point sur votre situation familiale, sur la violence conjugale, la violence psychologique et plus spécifiquement la manipulation destructrice, plus connue sous le nom de “perversion narcissique”…

    Le processus de manipulation destructrice dans la famille est un processus terriblement fréquent, insidieux, destructeur, qui fait des ravages tant au cours de la vie familiale qu’après la séparation, et pourtant, reste un processus encore très largement méconnu…, notamment des professionnels intervenant sur la famille (magistrats et médiateurs dans les procédures de divorce, policiers et gendarmes dans le cadre des plaintes pour violence conjugale, psy lors des psychothérapies etc).

    Les ravages se poursuivent bien au-delà de la séparation, la victime se retrouve au banc des accusés, est ainsi survictimée, et les crimes de rester impunis…

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